Cédric Thomas, astrophotographie en amateur

SQM-LE mesure la qualité du ciel !

Avant toute chose je souhaite remercier Unihedron pour m'avoir offert deux Sky Quality Meters : un détecteur SQM-L (modèle manuel à lentille) et un SQM-LE (modèle Ethernet à lentille) ainsi que Knightware pour m'avoir offert le fabuleux logiciel SQM Reader Pro !

Le Sky Quality Meter est un outil permettant, comme son nom l'indique, de mesurer la qualité du ciel. La valeur produite par le SQM est une magnitude par arc seconde au carré (mag/arcsec²). Cette valeur correspond à la brillance du fond du ciel dans un carré d'une seconde d'arc de côté. Dans sa version Ethernet, le SQM-LE permet un relevé informatique de cette valeur. Il m'est désormais possible de connaitre la qualité de mon ciel à distance... Quel luxe !

SQM-L :

SQM-LE :

Le logiciel SQM reader Pro est capable de se connecter au SQM-LE et d'en extraire la valeur instantanée, de la convertir en NELM (magnitude limite à l'oeil nu) et de générer automatiquement des graphes.

Le SQM-LE n'étant pas étanche il m'a fallu fabriquer un boitier pour le protéger des intempéries avant de l'installer dehors. Après une visite rapide du rayon plomberie de mon magasin de bricolage préféré j'avais tous les éléments nécessaire pour rendre mon SQM-LE waterproof !

Le "couvercle" du boitier :

Le SQM-LE coincé avec un bout de mousse d'isolation:

Le boitier est refermé :

Le boitier en place à coté des capteurs météo :

Automatisation complète de l'observatoire en bonne voie

Ce week-end m'a permis de mettre en place plusieurs éléments dans l'observatoire, notamment mon interface ASCOM maison pour la gestion du toit. Tout marche à merveille.

Voici un petit diagramme de connexion du Petit Borobia (cliquer sur l'image pour télécharger une version haute résolution) :

Je suis désormais en mesure de contrôler les éléments suivants depuis MaxIm DL / ACP :

- Le toit (avec vérification du parquage de la monture)
- Le télescope (avec EQMod)
- Le 350d (imageur)
- La PL1M (autoguideur)
- Les focus de l'imageur et de l'autoguideur
- Le rotateur APN

De plus, grâce à l'installation de AAG WeatherCenter, ACP connait en temps réel les conditions météo (température, pression, point de rosée, précipitations, humidité relative, vitesse du vent, direction du vent, couverture nuageuse) et, en fonction des paramètres définis dans AAG WeatherCenter, savoir si le temps est bon ou non ! Il est par exemple impossible d'ouvrir le toit si il pleut...

L'arrêt de l'observatoire (parquage monture, fermeture du toit...) va donc pouvoir se faire automatiquement en fonction de la météo et je vais enfin pouvoir dormir sur mes deux oreilles !

Rotateur APN et son driver ASCOM !

Avec Didier Chaplain (astrodic) et Jérôme Rudelle (astrojéjé) nous travaillons depuis déjà pas mal de temps à la conception d'un rotateur APN ! Didier est notre spécialiste de la machine outil à commande numérique pour la fabrication des pièces mécaniques, Jérôme s'occupe des tests et je me charge de la partie électronique et informatique...

Comme son nom l'indique, le rotateur APN permet de contrôler la rotation d'un appareil photo numériques (Canon 350d...) à distance et avec une précision de l'ordre du 1/10ème de degré.

Notre premier prototype nous a permis de valider le design et de tester la partie logicielle.

Le rotateur APN V.1 et sa carte USB :

Essai de rotation en compagnie de Didier et Jérôme :

Ça tourne... :

Ça tourne encore... :

Un nouveau prototype est en cours de fabrication, il sera plus petit, plus léger et surtout moins cher à fabriquer. Le pilote ASCOM est désormais terminé. Il ne nous reste plus qu'à faire quelques tests avant de passer à la production en série ;-)

Le pilote ASCOM m'a demandé beaucoup de travail... Il permet un positionnement relatif et absolu du rotateur. Le pilote est conçu pour que rotateur prenne toujours le plus court chemin vers la position souhaitée et pour qu'il évite de faire des tours complets afin de ne pas enrouler les câbles de l'APN. Il passe les tests de conformité ASCOM et semble fonctionner à merveille sous MaximDL et ACP.

Voici quelques images pour le plaisir...

Vue d'ensemble de la maquette de tests (pour l'indication de la position une vielle gomme enfoncée sur l'axe du moteur fera l'affaire pour le moment...) :

Le rotateur APN apparaît dans la liste des périphériques ASCOM sous le nom "Rotateur APN". Ici sous Maxim DL 5 :

Le rotateur est actuellement orienté vers 180deg :

A l'ouverture des propriétés du pilote ASCOM, cette position est déjà correctement indiquée. En cas d'erreur, elle peut être réinitialisée en saisissant simplement la nouvelle valeur. Le coef Pas/Degré permet d'adapter le pilote aux futures versions du rotateur sur lesquelles ce rapport sera sans doute différent :



De même, on vérifie que cette valeur est correctement indiquée avant d'actionner la rotation...

La valeur est correcte (180deg) :

Je demande une rotation vers 0deg :

Le rotateur vient se placer correctement face à 0deg :

Je demande une nouvelle rotation vers 270deg :

Le rotateur vient se placer correctement face à 270deg :

La position est indiquée en temps réel dans la fenêtre Status de MaximDL :

Pilote ASCOM pour le toit roulant !

Depuis ma décision d'abandonner mes logiciels habituels pour la gestion de l'obs et de passer à MaximDL 5 + ACP 5 (automatisation) il m'a fallu prévoir l'implémentation de plusieurs modifications matérielles et logicielles à l'observatoire. A ce propos, je remercie vivement Robert Denny de DC3 Dreams et la société Diffraction Limited pour m'avoir offert les licences de ces deux logiciels et pour me soutenir dans mes projets d'automatisation.

Mon but à court terme étant d'automatiser complètement l'observatoire, notamment avec l'espoir de pouvoir un jour faire de la capture d'événements astronomiques transitoires (sursauts gamma, supernovae...) il me faut mettre en place un ensemble compatible et cohérent. La plateforme ASCOM permet cela en proposant aux développeurs de créer leurs propres pilotes pour tout type d'équipement astro (dômes, caméras, roues à filtres, focusers, rotateurs, montures...).

Je me suis donc lancé dans la création de mon premier pilote ASCOM... celui de mon toit roulant !

ASCOM ne supporte pas directement les périphériques de type "toit roulant" mais uniquement les dômes. Qu'à cela ne tienne, après tout un toit roulant peut être vu comme un dôme qui ne tourne pas et qui possède un très grand cimier !

Après quelques heures de boulot et une question sur le groupe ASCOM Talk, je parvenais enfin à créer mon premier driver ASCOM en VB.NET !!! Le pilote gère une carte d'expérimentation Velleman K8055 que j'avais déjà utilisé pour plusieurs tests avant de passer au tout IP avec un module IP Power.

K8055 pour le contrôle du toit :

Plaque à relais au verso :

Le pilote permet d'ouvrir et fermer le toit, indiquer son état : ouvert, fermé, en cours d'ouverture, en cours de fermeture (grâce à mes capteurs de position) et vérifier l'état de parquage de la monture avant ouverture et fermeture (grâce à mes capteurs IR).

Le pilote passe les tests de conformité ASCOM. Mes premiers essais dans MaximDL sont plus que satisfaisant... Petite démo en images :

Sélection du Toit (Dôme) :

Propriétés du Toit :

Connexion au Toit :

Toit connecté (le toit est fermé) :

Monture non parquée, action d'ouverture refusée :

Ouverture du Toit (la monture est correctement parquée) :

Toit ouvert :

ACP étant à priori capable de vérifier la météo via mon détecteur de nuages AAG Cloudwatcher en mode ASCOM, le toit sera entièrement automatisé dès que tout sera installé et correctement configuré... Les tests dans quelques jours, dès qu'il fera beau !

AAG Cloudwatcher reçu et installé !

Ça y est, j'ai enfin reçu mon AAG Cloudwatcher et l'ai installé cet après-midi. Il s'agit d'un détecteur de nuages qui fonctionne de jour comme de nuit (il vaut mieux !). C'est le complément idéal de ma station météo Lacrosse Technology WS1080 pour contrôler l'état du ciel à distance avant d'ouvrir le toit ou pour le refermer rapidement en cas d'alerte.

A la réception du colis j'ai été très surpris par la taille de ce dernier. Je m'attendais à recevoir quelque chose de volumineux mais le paquet n'était pas plus grand qu'une boite de chaussures. J'ai d'abord pensé à une erreur mais en voyant le nom de l'expéditeur (mécastronic) j'ai réalisé que c'était pourtant bien ça.

En fait, Lunico, le fabricant (en partenariat avec Antonio Alberto Peres Gomes de AAGWare) vient de sortir une version 3 du AAG Cloudwacher, beaucoup plus petite que les versions précédentes et apparemment mieux protégée contre les intempéries. Personnellement je préfère la nouvelle version, elle est beaucoup plus discrète. De toute façon je n'avais pas trop le choix ; c'était ça ou rien ;-)

L'installation s'est déroulée sans problème particulier. Heureusement j'avais un transfo 200-12V sous la main car aucun n'est livré avec en standard.

Le AAG Cloudwatcher possède en plus du détecteur de nuages, un détecteur de pluie, un thermomètre et un détecteur de luminosité. Les quatres sont très utiles car des alertes peuvent être crées selon l'état de chacun d'eux ou de leurs combinaisons...

Le boitier en plus de se raccorder à un ordinateur pour récupérer les données possède une sortie relais qui permet de déclencher une action aux choix en cas d'alerte météo (ciel bouché, pluie, soleil...).

L'interface logicielle est très agréable et permet de facilement mettre les graphes en ligne. C'est d'ailleurs ce que j'ai fais sur ma page météo en direct !

Suite à un échange d'emails avec Antonio de AAGWare, voici le script complet en VBS pour démarrer automatiquement AAG Cloudwatcher avec Windows, en mode réduit. Elle est pas belle la vie ?

Dim oCW
set oCW = CreateObject("AAG_CloudWatcher.CloudWatcher")
oCW.Device_Start()
oCW.RecordStart True
oCW.WindowMinimize
Set oCW=nothing

Pour que ça fonctionne, il faut coller ce script dans un fichier portant l'extention .vbs (par exemple aag-start.vbs) puis créer un lien vers ce fichier dans le menu de démarrage.

Capteurs d'ouverture et de fermeture installés

Cette semaine j'ai terminé l'installation de mes capteurs d'ouverture et de fermeture du toit. J'ai utilisé de simples détecteurs magnétiques (utilisés pour les systèmes d'alarme) et les ai relié à mon IPPower 9200 Delux afin de connaitre l'état du toit à distance, via mon site d'administration.

Capteur de toit fermé (plus verrou pour les départs en vacance) :

Capteur de toit ouvert :

En combinaison avec mes détecteurs de monture parquée c'est ce qu'il manquait à mon installation pour contrôler mon toit à distance en toute sécurité.

Capteurs de monture parquée

Le toit de l'observatoire étant désormais motorisé il me fallait un moyen pour vérifier qu'il ne risquait pas de rentrer en collision avec les télescopes ou la monture !

J'avais, dans un premier temps, pensé à vérifier l'état de la monture via ASCOM et EQMOD (monture parquée ou non) mais cette solution s'avérait relativement complexe en mettre en Å“uvre. Je me suis donc orienté vers une solution beaucoup plus simple et tout aussi efficace que la première ! En fouillant dans le grenier chez mes parents j'ai mis la main sur sur ensemble de capteurs IR pour barrière optique... Après quelques tests rapides je me suis dit qu'ils feraient l'affaire !

Une heure plus tard ils étaient installés dans l'observatoire ! Ça fonctionne... Il m'est désormais impossible de fermer le toit si le faisceau est coupé par un télescope. Par contre il me reste à tester le système de nuit car mon Canon 350d modifié risque fort d'être sensible à cette lumière (IR) invisible à nos yeux... Dans ce cas il me faudra modifier légèrement l'installation afin de pouvoir couper l'alimentation des capteurs durant les poses.

Toit roulant enfin motorisé !

Ah, depuis le temps que je voulais motoriser le toit roulant de l'observatoire... Et bien c'est fait, je n'aurais plus à déranger mon cher papa chaque fois que je voudrais observer à distance ! J'ai longuement hésité sur le choix du type de motorisation à installer. Finalement j'ai choisi l'option de facilité avec un kit pour porte de garage basculante. Comme une image vaut mieux qu'un long discours, voici le résultat... en images !

Le toit est contrôlable de trois manières : Avec un bouton poussoir dans l'observatoire, avec une télécommande radio et via un bouton sur la page web d'administration de l'observatoire !

Placard technique climatisé

Je profite du mois d'août pour faire un peu de bricolage à l'observatoire. Avec ses deux PCs, en plein été, mon "placard technique" commençait à se transformer en four ! Il était temps d'agir. J'ai donc rajouté deux petits ventilateurs de 80mm sur les portes du placard, un aspirant l'air "frais" extérieur et l'autre refoulant l'air chaud intérieur. La circulation d'air ainsi crée est suffisante et mes PCs respirent à nouveau !

2 PCs mais 1 clavier, 1 souris et 1 écran !

Lorsque je me connecte de chez moi sur les PCs de l'observatoire pour une prise en main distante je lance deux sessions Teamviewer et j'affiche l'écran de chaque PC côte à côte sur ma config double écran et c'est très confortable.

Par contre, jusqu'à présent lorsque j'étais physiquement dans l'observatoire j'étais limité par la petite taille de l'écran installé sur place (un 17") et devais sans cesse passer d'une session à l'autre (notamment pour vérifier la qualité de l'autoguidage). J'ai donc installé un petit KVM (de marque D-Link) et peux désormais passer rapidement d'un PC à l'autre par combinaison de touches sur le clavier, et tout cela sans être limité par les temps de réponses inhérents à Teamviewer et au réseau local. C'est une très bonne solution à petit prix que je vous conseille vivement si vous êtes dans le même cas de figure.

EDIT du 21/08/09 : En fin de compte, un clavier et une souris c'est génial pour gérer deux PCs. Par contre un deuxième écran faisait sérieusement défaut ! Ça tombait bien j'avais un 17" LCD au grenier... Une fois le pied retiré et un support pour cadre photo installé que mon nouvel écran trouvait sa place au dessus du premier. Maintenant c'est vraiment très confortable :

IPPower 9212 Delux pour le contrôle tout IP !

Petites modifications à l'observatoire le weekend dernier... En effet, j'ai remplacé ma carte Velleman K8055 (carte USB me servant au contrôle distant des allumages/extinctions des différents éléments) par un serveur domotique IPPower 9212 Delux. Ce serveur fonctionne en tout IP et me permet de contrôler 8 relais en sortie et 8 capteurs en entrée sans avoir à allumer un ordinateur pour m'en servir.

Le serveur est accessible directement via Internet et me permet d'allumer/éteindre une lampe, mettre la colonne sous/hors tension (12V et 5V), d'allumer/éteindre/rebooter les deux PC de l'observatoire, contrôler l'état du toit (ouvert/fermé)... Il me permet aussi de planifier ces événements à l'avance en les programmant.

Avantages principaux par rapport à la solution USB (carte K8055) :

  • Plus besoin de faire du Wake On WAN pour démarrer un PC (parfois problèmatique derrière une Livebox),
  • Possibilité de rebooter un PC planté (malheureusement ça arrive encore),
  • Système opérationnel 24h/24 (plus besoin de démarrer un PC à l'avance),
  • Simplicité de connexion (les relais sont déja intégrés aux modules du IPPower 9212 Delux),
  • Très faible consommation électrique (le système est autonome et fonctionne sous 5V).

Remplacement de la Webcam par une caméra IP !

Ce week-end j'ai remplacé ma webcam par une petite caméra IP Linksys. L'avantage est double : la caméra est active en permanence (elle n'a pas besoin de PC pour fonctionner) et le PC a ça de moins à gérer. La qualité est correcte... J'ai aussi installé une petite lunette guide en parallèle sur le C11+C80ED. Ça commence à faire du monde sur la N-EQ6 mais elle semble tenir la route, c'est un vrai tracteur cette monture !

Quelques photos de la nouvelle config :

Station météo installée !

J'ai profité du 1er mai pour installer ma station météo dans l'observatoire. Une Lacrosse Technology WS1080 avec éolienne, pluviomètre, hygromètre thermomètre et connexion PC. Elle est livrée de base avec EasyWeather, un petit logiciel qui en extrait les informations en temps réel et permet donc de consulter la météo de l'observatoire à distance ! C'est exactement ce que je voulais ; je rajouterai plus tard un AAG Cloudwatcher ou équivalent pour détecter la présence de nuages dans l'obscurité, voire un sky quality meter pour vérifier la qualité du ciel.

Les capteurs :

La station et le logiciel :

Premier contrôle distant, ça marche mais...

Ça y est, j'ai réussi pour la première fois à utiliser mon observatoire à distance (à 50m, via le réseau local) ! Ce n'était qu'un premier essai mais les résultats sont prometteurs. Pour que tout soit vraiment « parfait » et fiable il me reste encore quelques petites choses à régler et à installer :

1. Rajouter un PC. En effet, un seul PC n'est pas suffisant pour gérer autant de flux USB...

2. Être en mesure de refaire un alignement à distance sur 1 ou N étoile(s) en cas de plantage ou tout simplement pour améliorer la précision du GOTO d'une nuit sur l'autre. Un copain astro, Jérôme Rudelle, m'a conseillé de faire comme lui, c'est à dire utiliser une webcam modifiée longue pose, en parallèle du scope pour voir un champ d'étoiles important, un peu comme si j'avais l'Å“il derrière le chercheur. C'est une bonne idée, a étudier donc... En attendant je me suis aussi intéressé à une solution gratuite d'astrométrie : Elbrus, un logiciel capable d'analyser une image du ciel avec quelques étoiles et calculer les coordonnées du centre de l'image ! Mes premiers essais du logiciel m'ont impressionné (malgré quelques ratés...) ! C'est impressionnant de voir le logiciel travailler et identifier les objets d'une image du ciel, je vous le recommande !

Elbrus a trouvé le centre de l'une de mes images (M81 + M82) :

3. Installer des outils de mesure météo : Station météo informatisée, Détecteur de nuages et/ou caméra All Sky.

Donc, voici ma « première lumière » à distance avec la C80ED, guidée par Guidemaster et ma nouvelle PL1M sur le C11, le tout supporté par la N-EQ6. Le focus est à revoir, je n'avais pas prévu de faire de photo, simplement quelques tests à distance. Résultat : M81 + M82, 1H24 de pose à 800ISO, images individuelle de 7mns, darks, offsets mais pas de flats.

M81 + M82

Un pas de plus vers l'automatisation de l'observatoire !

Entre jeudi et vendredi j'ai reçu mon superbe cadeau : Un Celestron C11 Carbone + monture Skywatcher N-EQ6 Pro (le tout accompagné d'un gentil mot de la direction de Médas) ainsi que la platine en acier réalisée par Danny Loudèche d'Astroméca. Du beau boulot de précision. La platine est exactement comme je l'espérais. Merci beaucoup Danny !

Du coup, ce week-end de Pâques a été productif sur le plan astro... Désormais, la N-EQ6 trône fièrement sur sa colonne béton (grâce à la platine en acier) et supporte le C11 tout équipé (porte oculaire Crayford William Optics 2", molette micrométrique Feathertouch...) ainsi que la C80ED en parallèle grâce au système d'anneaux de guidage ADM. Pour équilibrer tout ça j'ai utilisé 15kgs de contrepoids (3 de 5kgs chacun) et j'ai dû installer la rallonge de la barre de contre poids (fournie avec la monture). L'ensemble semble très stable, la monture est parfaitement à l'aise et ne donne pas du tout l'impression de forcer. Une fois tout bien équilibré j'arrive à déplacer les télescopes avec un seul doigt et sans forcer !

Le résultat en photos :

J'en ai profité pour revoir le câblage de certains éléments dans l'observatoire : Capteurs de position pour le toit, connectique d'alimentation sur la monture, boitier de commande principal...

J'ai aussi installé un onduleur dans le "placard technique" afin de prévenir d'une éventuelle coupure ou chute de tension lors d'une observation distante. L'onduleur supporte pour l'instant le PC et les alims (12V+5V) de la colonne.

Coté automatisation j'ai ajouté deux boites à relais fabriquées la semaine dernière et j'ai développé une petite application en VB6 me permettant de piloter tout ça depuis le PC (et donc aussi à distance). L'interface me permettant de réaliser tout ça est une carte Velleman K8055 (VM110). Ce que je peux faire pour l'instant avec : Voir ce qui se passe à l'intérieur de l'observatoire grâce à la webcam et la possibilité d'allumer/éteindre un petit spot, allumer/éteindre l'alimentation de la colonne (Monture et résistances chauffantes en 12V + hubs USB en 5V) et ouvrir/fermer le toit (reste à installer le moteur !)... Tout cela devrait bientôt évoluer...

Enfin, j'ai passé un bon moment à faire marcher le Wake On Lan (WOL ou Réveil par le Réseau) sur le PC de l'observatoire. Le but du WOL est de pouvoir allumer un PC éteint ou réveiller un PC en veille prolongée, à distance, via l'envoi d'un "paquet magique". Le réveil du PC depuis un autre ordinateur sur le réseau local n'a posé aucun problème mais la difficulté a consisté à le réveiller depuis l'extérieur du réseau (depuis n'importe ou dans le monde via Internet) car la Livebox qui fournit la connexion Internet de l'observatoire n'ai pas prévue pour faire du WOL. J'écrirai prochainement un article sur ma solution, ça peut toujours servir à d'autres. Je me débrouille pas trop mal en informatique et j'y ai quand-même passé plusieurs heures !

Premier test de la caméra de surveillance !

Je viens d'installer une webcam pour les premiers tests de contrôle de l'observatoire à distance. Il ne me reste plus qu'à ajouter un contrôle distant des lumières (cette caméra n'y voit absolument rien dans le noir). Lorsque tout sera pilotable à distance (nouvelle monture installée, toit de l'observatoire motorisé...) elle me permettra de vérifier que tout se passe normalement à l'intérieur de l'observatoire, comme si j'étais sur place !

La webcam derrière sa fenêtre :

Première vue de l'observatoire à distance :

Merci Blanca !

Blanca, une amie de Borobia, m'a fait une très belle surprise cette semaine en m'offrant une jolie plaque pour l'observatoire. Elle est en terre cuite et faite à la main. Un vrai travail d'artiste ! Dès qu'il fera beau j'irai l'installer à coté de la porte d'entrée de l'observatoire.

Muchas gracias Blanca !

EDIT 29/03/2009 : La plaque est en place et du plus bel effet sur la porte de l'observatoire. A nouveau, merci Blanca !

Observatoire terminé !!!

Ça y est, après plus de deux mois de travail (week-ends uniquement) avec l'aide précieuse de mon père, mon observatoire amateur à toit roulant est terminé ! Cette belle expérience a été pour moi l'occasion de mettre plusieurs techniques en pratique, bricolage, électronique, informatique... Je suis très content du résultat et je vous encourage vivement à vous lancer dans l'aventure si l'idée vous trotte dans la tête !

Le petit Borobia s'appelle ainsi en hommage à l'observatoire de Borobia, en Espagne où j'ai observé pour la première fois à travers un grand télescope. Toutes les étapes de la construction sont disponibles ici : Construction de mon observatoire à toit roulant !

A l'ouverture, le toit de l'observatoire se déplace vers l'avant grâce à des rails et galets de portail coulissant. Il repose alors sur la structure annexe (poutres + piliers).

La toiture et le revêtement des murs de l'observatoire ont été entièrement réalisés en bois. Les lambris sont protégés de la pluie par des tôles bitumées. Malgré les fortes pluies de ces derniers jours, aucune trace d'humidité n'a été détectée à l'intérieur de l’observatoire.

Le pied colonne supportant la monture et les télescope a été réalisé en béton. Il repose sur des fondations de 80cm de profondeur et 80cm de largeur. Environ une tonne de béton a été nécessaire à la réalisation de cet ensemble. Un espace entre le plancher de l'observatoire et la colonne permet d'éviter toute transmission de vibration.

La connectique disponible au niveau de la colonne est reliée à la "salle de contrôle" par des câbles situés sous le plancher de l'observatoire.

La mini salle de contrôle est équipée d'un ordinateur relié à la monture et aux télescopes. En hiver elle permet de se protéger du froid, en été des moustiques ! Le but à long terme et de pouvoir contrôler tout l'observatoire à distance, afin de pouvoir réaliser des photos astro à partir de n'importe quel ordinateur relié à Internet. En un mot, le rêve !

La fenêtre permet de vérifier que tout se passe bien du coté télescope lorsque celui-ci est commandé depuis l'ordinateur.

Les rideaux sont très opaques et permettent de masquer la lumière provenant de l'écran de l'ordinateur. A la base conçus pour masquer la lumière extérieure dans une chambre, ils sont vraiment parfaits pour un observatoire !

Un placard technique a été aménagé sous le bureau afin de protéger l'ordinateur et masquer les câbles en provenance du pied colonne.

Avant de manipuler le toit de l'observatoire, il est très important de vérifier la position des télescopes. Sinon c'est dommages garantis !

La déco de l'observatoire est sobre... Quelques photos, une carte de la lune et une carte du ciel.

Tests du toit... ça roule !

Premiers essais du toit roulant hier après midi, entre deux orages :


Le nouveau système de roulement permet d'ouvrir/fermer le toit avec très peu de force. Il sera maintenant facile à motoriser. Pour l'instant l'observatoire abrite la C80ED. Le C11 prendra bientôt sa place...

Construction de mon observatoire à toit roulant !

Ça y est, depuis que j'en rêvais... les travaux de mon observatoire à toit roulant ont commencé! Le terrain était tout trouvé ; mes parents habitent à la campagne, ils ont un grand jardin et un beau ciel noir, sans contamination lumineuse !

La maquette du projet "Le petit Borobia" :

  

L'observatoire mesurera 3x4m (dimensions extérieures) et sera équipé d'une mini salle de contrôle climatisée (pour ne pas geler devant le PC en hiver). La colonne aura un diamètre de 30cm et sera prise dans des fondations d'environ 1m cube de béton. Elle sera bien entendu désolidarisée du futur plancher pour éviter les vibrations.

Le permis de construire a été déposé, les arbres gênants ont été coupés et le trou pour les fondations de la colonne a été creusé. Je poste quelques photos pour que vous puissiez vous faire une idée du projet (un grand merci à mon père sans qui rien de tout cela ne serait possible) !

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